31 mars 2015

PETITES ASTUCES POUR BIEN RÉUSSIR SON OUVERTURE

Le début de la saison approche à grand pas, on sent déjà l’euphorie et la fièvre gagner l’esprit des amateurs de pêche. La première journée de la saison est toujours spéciale. On s’approche de notre endroit de pêche favori, la canne à la main, le matériel dans l’autre. Au bout de la ligne, notre leurre préféré, et c’est parti pour les premiers lancers. Ça y est, il est là, le premier poisson. Il monte sur le leurre, et c’est le drame. Au ferrage, le fil casse. Vous vous rendez alors compte que le monofilament était abîmé, et que vous n’avez pas pris le temps de le vérifier. Comment éviter ce genre de mauvaise surprise ? Voici une liste de choses que vous pourriez contrôler pour que cela ne vous arrive pas !

Les cannes :

Vérifiez en premier lieu l’apparence générale de la canne, que la poignée de liège ne soit pas abîmée, que le siège du moulinet ne soit pas décollé, et qu’il n’y ait pas de fissures dans la colle qui tient vos anneaux.



Il faut prendre le temps de bien regarder les anneaux de vos cannes à pêche, si ces derniers ne sont pas parfaitement lisses ils pourraient abîmer votre fil, qui finirait par se casser. Le meilleur moyen est de prendre une paire de bas de nylon, et de la faire passer dans chaque anneau. Si le bas de nylon s’accroche à l’un des anneaux, il vaut mieux le faire changer !

Les moulinets :

Le système de frein de votre moulinet est ce qui empêche votre fil de se bloquer et de se briser, il est donc important qu’il fonctionne correctement. Il doit être constant et ne pas sortir par bourrées. Je vous conseille de changer la graisse à l’intérieur du moulinet, pour prévenir la corrosion et préserver cet outil dans lequel vous avez souvent investi beaucoup d’argent.


Le fil :

Qu’il soit tressé, en fluorocarbone ou en monofilament, il est le lien direct entre vous et le poisson convoité. Je vous conseille de faire passer le monofilament et le fluorocarbone (ainsi que les soies à moucher) entre vos doigts, pour déceler toute porosité, signe de faiblesse. Dans le cas des lignes fusionnées ou tressées, si elle commence à s’effilocher, c’est qu’il est temps de la changer. En règle générale, on remplace le monofilament et le fluorocarbone chaque année, et les tresses toutes les 2 à 3 saisons. 

Voici un compromis qui me semble pertinent : garnissez votre moulinet de tresse, et laissez 10 a 30 mètres de monofilament ou de fluorocarbone en tête de ligne, ce qui permet de ne changer que l’avançon et ainsi d’économiser de l’argent.

Les leurres :

La peinture d’un leurre est plutôt secondaire, puisqu’elle ne vous fera pas perdre un poisson et n’affectera pas son action. Les points majeurs a regarder sont la bavette, qui ne doit pas être cassée ou tordue, les œillets, et les hameçons. Les œillets de vos leurres ne doivent pas être affaiblis par la rouille, et ne doivent pas non plus être tordus.
La torsion affecte la nage du leurre, et le rend souvent inefficace. Votre Rapala préféré tourne sur lui-même ? Vérifiez l’œillet qui relie le poisson-nageur à la ligne, c’est lui qui influe sur l’orientation du leurre.


Les hameçons doivent être bien affûtés. Changez-les s’ils ont été tordus pendant un autre combat, et si la rouille est présente, changez tout ! Un hameçon tordu et remis en place à l’aide d’une pince présente une faiblesse invisible qui pourrait se solder par la perte d’un beau trophée.

La réglementation :

Nul n’est censé ignorer la loi. Cette phrase se vaut dans tous les domaines, y compris la pêche. Il vaut mieux connaitre la réglementation en vigueur, les dates d’ouverture, les limites de longueur (s’il y a lieu) et de prise des espèces convoitées. Un petit rappel : il est interdit de viser une espèce fermée, même si on compte la remettre immédiatement à l’eau.



Si vous avez bien lu cet article, votre début de saison devrait se dérouler sans anicroche. Je vous souhaite une bonne saison 2015 !


Benoit Farcy
Montréal Pêche Blog

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire